Après avoir rejeté la demande de Chantal Sébire de pouvoir être accompagnée dans la mort par son médecin, le parquet de Dijon ordonne une autopsie contre l’avis de tous les proches de cette femme, qui a été retrouvée morte à son domicile. Fallait-il que la justice continue de s’acharner ainsi contre cette femme qui ne demandait qu’une seule chose : pouvoir partir en paix, dans les conditions qu’elle avait choisies ?

L’autopsie réalisée jeudi 20 mars n’a pas pu démontrer que la mort de Chantal Sébire était dûe à une cause naturelle. On attend encore les résultats de l’analyse toxicologique. Et puis quoi alors ? Que se passera-t-il si celles-ci révèlent - ce qui ne m’étonnerait pas - que la mort de Mme Sébire est dûe à la prise d’une substance quelle qu’elle soit ?

Chantal Sébire s’est battue pour faire avancer le débat sur l’euthanasie en France, quasiment persuadée que pour son cas personnel, elle n’obtiendrait pas gain de cause. Elle s’est heurtée à une décision de justice, qui lui a refusé le droit de mourir dans les conditions qu’elle demandait. Aujourd’hui la justice continue de s’acharner contre elle, ne lui laissant pas la possibilité d’être inhumée en paix… Et demain ? Entamera-t-on des poursuites pour assistance illégale au suicide ? Et contre qui ?